14 octobre 2009
-10-
Pour la première fois, je me suis rendu compte que j'ai perdu une personne irremplaçable. La même que celle qui m'avait empêché de couler la première fois. Celle à qui je me raccrochais durant tout ce temps, celle que je considérais comme la seule donnée durable sur un laps de temps somme toute très cours. Je ne l'ai plus et je suis terrorisé. Mes peurs et complexes réapparaissent et je n'ai plus rien. La seule personne a avoir vu la pitoyable creature que je tente de dissimuler aux yeux de tous, elle est parti. A force de se cacher on finit par se perdre. Et ne plus retrouver les personnes qui comptent pour vous.
Je n'arrive plus a m'exprimer convenablement. Photo, dessin, écrits. Plus aucune émotion dans mes productions, rien. Je me suis enfermé dans une bulle, dans un univers qui m'étouffe et sans possibilité de le communiquer a qui que ce soit.
Je suis las des gens. De toute activité. Plus aucune n'a de finalité a mes yeux. Même me nourrir devient
une tache particulièrement pénible. J'étais trop émotif. Et pour survivre, je me suis consumé, et de ce que j'étais il y a quatre ans, il n'en reste que des cendres. Éparpillées autour de morceaux de chair disparates.
J'ai perdu mes mots.
01 juin 2009
-9-

"Quant aux blessures qui ne guérissent pas, tu n'as qu'a les arracher"
16 mai 2009
-8-

Personne n'est capable de voler. Personne n'est capable de se souvenir.
Un nouveau billet pour écrire une note plus joyeuse que ce qu'il se trouve ici depuis la création de ce blog. Je pense souvent à écrire lors de moments où je ne me sens pas bien, mais rarement lorsque j'éprouve une plénitude absolue. Je vais donc tenter d'apporter une touche de couleur aux ruines funestes de la manifestation de mon esprit.
De plus en plus régulièrement, mon esprit vagabonde lorsque je regarde le ciel bleu, bercé par le son de Devics, incroyablement apaisant. Une sorte de bulle, un cocon musical ou rien ne peut m'atteindre, sinon des pensées on ne peut plus optimiste et infantile. Aussi loin que je me souvienne j'ai jamais cru disposer d'un avenir. Je n'y crois toujours pas, tellement celui ci n'a aucune base solide pour le moment. Je me trouve dans une plaine embrumée, où le seul point de repère est la faible lumière du soleil parvenant à ma rétine. Et chaque jour un pas est franchi. Je ne suis plus l'enfant, ni l'adolescent éternellement déprimé par les contraintes extérieures. la chrysalide pessimiste se fissure de plus en plus afin de laisser apparaitre un peu d'espérance. Vis a vis de moi et de l'humanité. Ca semble très gamin comme façon de s'exprimer. Je me découvre des rêves, que j'avais enfoui au plus profond de mon malaise. Des rêves qu'une simple lecture a fait ressurgir. Ainsi qu'une peur qui a toujours été présente, a la lecture des écrits de Benjamin.
J'ai toujours eu un univers bien a moi, un univers qui même s'il n'est pas très chaleureux, est comme une maison. J'ai peur qu'elle ne tombe en ruine avec le temps, et pour qu'elle survive, je n'ai d'autres choix que celui d'entretenir mon mal-être. Je n'arrive pas a à décider si je dois abandonner cette maison ou y vivre encore longtemps. L'inconnu m'est, comme pour nombre de personnes, terrifiant.
Je met donc ce choix en attente, profitant de la chaleur et du si rare sincère sourire s'affichant sur mon visage. Et je suis un adolescent on ne peut plus banal, vivant une vie on ne peut plus banale, avec des amis on ne peut plus banals. Je retrouve des sentiments oubliés depuis longtemps, l'envie de tomber amoureux, de m'attacher a quelqu'un et de vivre simplement, sans me soucier du lendemain. Et je dois dire que cela fait du bien. Car trop souvent, je rencontre des gens qui ont perdu cette étincelle, ainsi que des adultes qui l'ont oublié.
Je ne saurai trop vous recommander de jeter un coup d'œil aux ouvrages One Day, Remember, et Orange, de Benjamin, auquel j'ai ressenti comme jamais auparavant, une incroyable sincérité de la part de l'auteur, comme si ses histoires et dessins étaient chargés d'émotions brutes.
"Bien des choses à l'origine ne sont que du vide, la vie n'est qu'une tranche de temps qui ne peut être prolongée. L'amour, la réalisation d'un livre, le renom, les choses dont chacun rêve au fond de lui. On espère toujours les réaliser grâce à un tas de recettes bizarres, en gaspillant le plus clair de sa vie après d'innombrables détours. Gagner ou perdre, quelle importance? au fond, qu'a-t-on à perdre?"
Benjamin - Remember
Photo: Benjamin - Dernier rayon de soleil
14 mai 2009
-7-

Il existe des chansons qui, aussi débile qu'elles soient, vous laisse un gout amer. Parce qu'elles sont associées à des souvenirs, qu'ils soient agréable ou non, qui vous remuent le cœur pour une raison ou pour une autre. L'image d'une personne que vous auriez jamais n'avoir voulu quitter, des regrets, la nostalgie d'une époque. Votre premier amour. Des questions qui se bousculent pendant trois minutes et quarante neuf secondes. Où l'on s'efforce de refaire le monde dans notre imaginaire. Modeler notre réalité à coup de "Et si?".
Et si on ne s'était pas connu dans ces circonstances?
Et si au lieu de prononcer ces mots, je m'étais tu?
Et si je ne t'avais pas raccompagné a cet arrêt de bus?
Une chanson idiote, qui perd son sens au fur et à mesure que les années passent. Si tu te trouvais devant moi, je te prendrai dans mes bras, et te remercierai de m'avoir pour ainsi dire, donner forme.
Je me demande où tu es, ce que tu es devenue. J'espère que tu as pu résoudre tes problèmes, et que tu as enfin pu effacer ce sourire triste de ton joli visage. Nous avons surement pris des chemins radicalement différent.
29 mars 2009
-6-

Me mettre la tête à l'envers pour enfin évacuer ce putain de complexe.
Sensation différente, altérée, qui se voudrait véritable. Un monceau de
boyaux répugnant, une monstruosité vaguement humaine, un ramassis de
membres dégoutant. Avoir l'impression d'être autre chose qu'un amas de
chair en décomposition au fil des jours , de ne pas être que de la
nourriture pour vers.Vouloir être autre chose qu'un tas d'organes
dégueulasse suintant la transpiration et l'hypocrisie, ne pas se sentir
obligé de se réfugier dans une carapace forgée d'émotions vampirisée de
travaux musicaux, littéraires et cinématographique.Que cet organe
pensant se décide a trouver l'équilibre nécessaire à sa survie, et ne
se sente pas obligé de se réjouir dans les excès. Etre normal, un peu
simplet mais heureux. Et ne pas avoir besoin de substances étrangères
pour oublier qu'au final, je suis un amas de tissus sanguins mal
agencés, mélangé à des réactions chimiques foireuses, voué a être
piétiné par mes semblables qui eux, n'en auront pas conscience.
I hold my head in my hands
And I don't know what to do
I hold my head in my hands
She falls down when I bend
03 janvier 2009
-5-

J'ai plus rien. J'ai plus rien a donner. Je suis totalement perdu, et ne sais pas du tout vers où aller. En fait plus je resterai à la fac, plus je penserai a la chute. Ca me mène a rien. J'ai choisi ça par défaut, car je savais pas quoi faire, mais je supporte plus. Certes c'est de la glande perpétuelle, ce qui ne me déplait pas, mais je prend conscience qu'il va falloir faire quelque chose de plus concret pour espérer réussir ma vie. Je ne dit pas qu'il me faut un boulot bien payé, que m'enviera tout le monde. Non, les boulots biens chiants, requierant de longues années d'études, ceux qui vous font bosser comme des porcs, ceux qui vous enferment dans la routine, je vous les laisse. J'ai aucune ambition, aucun rêve à réaliser, bien que cela puisse être considéré comme un avantage, je suis contraint à stagner. Y a aucun espoir d'avancer. Y a aucun avenir envisageable. Et le futur ne fait définitivement pas partie de tes préoccupations. J'ai tout donné, je me suis consumé a petit feu, afin me battre contre ce qu'il me venait à l'esprit en permanence. Il ne me reste que les moments où je me vide la tête, des mélanges d'alcool et de musique. Un arrêt presque total de se poser des questions, car il n'en ressortira rien de bon. J'envie ces personnes simples d'esprit qui sont condamnées à suivre un chemin prédéfini dans une béatitude absolue. Je me suis vidé et ai abandonné une partie de mon âme a la poubelle, toutes ces nuits blanches a griffonner, des projets photos, exprimant mes pensées du moment, tout est parti a la poubelle. Je me suis amputé une partie de moi même. Gangrénée, certes, toujours est-il que j'ai appris à vivre avec. Je suis une coquille vide, je ne ressens plus rien, un désintérêt total envers ce qui m'entoure. Je suis vide, et ce néant brule tout autour de lui. Mais rions, après tout il ne nous reste que ca. Cet éternel sourire décadent.
Down so down I feel so down today
I feel so down from my nose to my toes...
So in the end, I knew I lost my mind
I pulled my head, I pulled it off my hands
Down in a box, upon a shelf
So she won't have to face me once again
Down in a box, upon a shelf...
All actors have for tasks
To pull away the masks
For we all hide our faces
Beneath a false human grace
Jack the Ripper - Goin'down
photo: prise ici
13 décembre 2008
-4-

Ça ne m'a jamais apporté de bien.J'ai commencé a le voir l'année dernière. Pendant toute ma vie j'ai tenté de cacher mes émotions. Dès que ça commençait a devenir trop compliqué, ou que je ne le comprenais pas je fuyais. Inlassablement. Je vois le résultat maintenant. Je suis incapable d'aimer quelqu'un. Tout au plus, je peux apprécier cette sensation de chaleur qui découle du bien être temporaire. Jusqu'à ce que je me reconnaisse dans la personne. Ça ne prend pas longtemps en général. Il y a les premières semaines, et je commence a m'en lasser. Je n'ai jamais voulu grandir, ça se voit même dans mon aspect extérieur. Ainsi, je suis passé des peluches que je chérissais, puis mettait a la poubelle, a des humains, et du genre au lendemain, je les laissais tomber, prétextant une fausse raison. Alors il m'arrive d'avoir un regain d'intérêt pour eux, le temps d'un moment. Ça peut s'assimiler a une sorte de regret, mais je ne le vois pas comme ça. C'est purement un caprice de gosse. J'ai toujours eu la fâcheuse tendance de tout vouloir contrôler. Et voir si j'avais toujours un quelconque pouvoir sur elles me rassurait. Pare que je n'étais plus transparent. Et pourtant, ce n'est pas ça que je veux.
J'arrive a classer ma vie selon trois grands critères:
Ce que je veux.
Ce dont j'ai besoin.
Ce que j'obtiens.
Evidemment, aucun ne se rejoignent, et sont fondamentalement éloignés.
Aussi, je ne sais plus dans quelle direction aller. Ne rien faire, attendre que tout glisse,
me laissant emporter avec le reste, ecouter ce que mon cerveau me dit, ou encore, laisser parler mon corps.
J'erre parmi mes pensées, dans cette ville intérieure, où chaque rue se termine dans une impasse.
Si seulement il n'y avait que dans le domaine sentimental où j'avais du mal à m'orienter...
Photo: moi
06 décembre 2008
-3-

Chaque année c'est la même chose. Le temps influence directement mon moral. L'hiver fait naître une mélancolie maladive, un parasite qui me ronge de l'intérieur. Les couleurs de la vie s'échappent, elles fuient les une après les autres, pour laisser place à un paysage de désolation. Les arbres perdent leur couleur verte au profit d'une sordide teinte noirâtre, le vent cinglant heurte les visage sensible et le ciel ne semble être qu'une photographie en noir et blanc. De l'autre coté du miroir? Oui probablement. Entre l'été et l'hiver existe un changement radical, comme si tout ce que nous aimions s'était évanoui pour être remplacé par des éléments désagréables.
Dans ces moments là je n'ai qu'une envie, celle de rester sous la couette à tenter de renouer avec le monde onirique auquel j'ai eu accès pendant la nuit. Car je sais pertinemment que lorsque je me pencherai pour ouvrir mes volets, je verrai certes mon jardin, mais surtout une absence. De vie, de présence, de chaleur. De bruit, de couleur, de lendemain. Cette saison dure bien plus longtemps que les autres pour moi, qui ai toujours l'impression d'être plongé dans l'obscurité la plus totale en Hiver.
Je me lève et met mes lunettes en forme de casque, qui me permettent de transformer le monde à ma guise. Il fait noir. La route noire, le ciel noir, les arbres noirs, la lumière noire, la maison noire, le vent noir. Des ombres qui prennent une couleur sépia au fur et a mesure que la voix de cet arbre en Plastique sombre dans la mélancolie, insufflant un semblant d'âme aux éléments m'entourant. Morphée devenant mon meilleur ami le temps d'une chanson.
Photo:Ryutaro[Plastic Tree]
05 décembre 2008
-2-

J'aime à m'allonger dans l'herbe en regardant le ciel. Ma musique formant une
bulle impénétrable me protégeant des gens autour de moi. Y a rien sinon
moi la Terre et eux. Et je me demande, de quoi la journée de demain
sera faite. Car je n'ai aucune faculté de projection dans l'avenir. Je
suis de ces perdus d'avance qui pensent qu'il est ridicule de vivre en
espérant un lendemain meilleur, car le présent a tout ce qu'il faut
pour nous réjouir, si l'on sait où regarder. Je me suis demandé,
pendant plusieurs années, si n'avoir pas d'émotions ne serait pas
finalement la meilleure façon d'être heureux. Et puis tout s'éclaircit
sans que l'on comprenne pourquoi ni comment. Et tu te dis que non. Le
sourire innocent d'un gosse, un chant d'oiseau, la main chaleureuse
d'une amie. Aller et venir au gré du hasard, sans but précis, faire des
rencontres totalement inattendues Des sources insoupçonnées de
bonheur. D'où mon incompréhension. Pourquoi la plupart des gens se
bornent à vouloir suivre une chemin précis? Prenez le temps. Pourquoi
ne laissez vous pas une part d'inconnu régir votre vie? Vivez
pleinement le moment présent, comme s'il n'y avait rien à venir le
lendemain. Marcher Dans la nuit avec un(e) ami(e), une bouteille
d'alcool à la main, à évoquer des souhaits, aussi ridicules qu'ils
soient. Hurler à s'en déchirer les cordes vocales pour se libérer. Rire
jusqu'à en pleurer en se roulant dans l'herbe. S'enivrer d'insouciance
jusqu'au jour fatidique où on en sera malade. Et recommencer. Parce
qu'au final y a rien de mieux.
En vous voyant établir des projets
d'avenir aussi complexe en vous voyant vous prendre la tête pour des
choses futiles, j'ai l'impression que vous avez perdu quelque chose.
-1-

Ça me reprend encore une fois. Cette inextinguible envie d'écrire. Comme si j'avais un trop plein d'émotion, de sentiments, que mon esprit n'arrive pas a canaliser a l'extérieur de ma personne. Il me devient indispensable pour mon équilibre d'avoir à déverser ce flot de pensée ailleurs. Me revoilà donc avec un autre blog. Le nombre de lecteur diminue a chaque changement de plateforme, ce qui je l'avoue n'est pas un mal. Je trouve ça malsain d'exposer sa vie a des dizaines, des centaines d'inconnus. Ici, je sais que seul une poignée de personne ont accès a cet endroit, dont je ne compte faire aucun étalage. Je doute que cela intéresse qui que ce soit de toute manière. Encore que Le voyeurisme des gens ne connaît que très peu de limites, ils continuent de passer jour après jour sur le blog d'une personne en particulier afin de la vampiriser, avoir son lot quotidien de ragots, se renseigner sur l'état de la personne.
Vous me direz alors, si je pense ça des blogs, pourquoi en fais-je un moi-même? La réponse est simple: Besoin de m'exprimer. Peut être quelqu'un passera par hasard, et se reconnaîtra
dans mes écrits. Il y aura toute sorte d'articles, Et le fait de ne pas
savoir si je suis lu ou non installe une sorte de doute, une atmosphère
que je ne saurai décrire. Je n'ai pas envie de tout garder pour moi,
tout comme je n'ai pas envie d'exhiber ma vie. Cet endroit semble être
un compromis idéal, du fait de la taille considérablement réduite de
mon éventuel lectorat.

